Avant Batman, Leonard de Vinci !

Posted on décembre 5, 2012

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Les pieds sur terre, la tête dans les nuages, partons dans l’univers volant de Leonard de Vinci.

Impressionnant, innovateur, génie. Près de 500 ans après sa mort (1452-1519), Leonard de Vinci fascine toujours autant les esprits. Pas une année ne passe, sans qu’une thèse, un livre, un objet, une peinture, ne lui soient consacrés.

Cette fois, c’est la Cité des sciences de Paris qui met à l’honneur le maître italien jusqu’au 18 août 2013. Articulée en six thématiques, l’exposition part à la (re)découverte d’une grande partie des idées et créations de l’inventeur, au fil de ses projets, dessins et machines.

Sans remettre en cause son génie, nombre de ses inventions n’auraient pourtant jamais dépassé le stade du prototype chez un constructeur contemporain. La « viabilité de ses projets » comme on nous l’expliquerait aujourd’hui, ne semblait pas être la première préoccupation du penseur. En effet, selon les écrits de Bertrand Gille, historien français, spécialiste de la Renaissance : « Il impressionnait davantage ses contemporains par ses observations, compréhensions et analyses du monde, que par une méthode scientifique proprement dite ».

Si Leonard de Vinci ne cessait de scruter la société qui l’entourait, il n’hésitait pas non plus à lever les yeux pour regarder vers le ciel. Décidé à comprendre l’air (après tout…), Léonard de Vinci se mit en tête de défier les lois de la gravité et d’élaborer des machines permettant de prendre de la hauteur. Par une fine observation des mouvements, le penseur devint architecte. Ses modèles étaient le vent, la course des nuages, le tourbillon de l’eau, sans oublier le déplacement des poissons ou le battement d’ailes des oiseaux.

Pari réussi

Il se lança alors dans la conception de différentes machines afin de réaliser son rêve de faire voler les hommes. Une première invention fut un vaisseau volant. Avec son empennage à l’arrière semblable à une queue d’oiseau, il permettait d’assurer une certaine stabilité. Sur le côté, des ailes en toile à la manière d’une chauve-souris étaient actionnées par une vis. Mais basé sur le vol battu, l’engin très lourd nécessitait beaucoup trop d’énergie pour rester en l’air. Le projet fut abandonné.

Intarissable source d’imagination, Leonard de Vinci s’attela à la fabrication de nouveaux engins. Il créa ce qu’il appela la vis aérienne, ancêtre de l’hélicoptère pour certains. Hélas, la machine manquait elle aussi d’une source suffisante d’énergie.

Ses études le conduisirent vers l’élaboration d’un planeur. Seules les extrémités mobiles de l’appareil étaient actionnées par des câbles. Plus léger, celui-ci fut l’expérience la plus concluante de ses inventions aériennes.

En dépit de ces projets inachevés, Léonard de Vinci ne se découragea jamais. N’a-t-il pas écrit dans ses carnets que si « La science est le capitaine, la pratique sont ces soldats ».

Texte de Guillaume Arlen

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