Contraception sur mesure

Posted on décembre 5, 2012

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Pilule, « capote », implant, stérilet, patch, anneau vaginal. Certains de ces mots font peur. Pourtant, leur présence permet à chacun (et surtout à chacune) de trouver le moyen de contraception qui lui convient. Mais avant de faire son choix, pourquoi ne pas prendre le temps d’explorer l’étendue des possibilités ?

En moyenne dans notre pays, 575 femmes par jour procèdent à une interruption de grossesse. Un chiffre « bien trop important », selon la gynécologue toulousaine Françoise Bigaud-Tardy, et ce particulièrement au regard de la diversité des moyens de contraception proposés.

Rien qu’en terme de pilule, il existe suffisamment de variantes pour que la majorité des femmes puissent utiliser un contraceptif adapté à leur organisme et mode de vie.

La contrainte : l’obligation d’y penser chaque jour. Un seul oubli et vous avez perdu la partie ! Pour éviter les paniques, l’anneau vaginal ou le patch peuvent faire office de pilule pour les plus étourdies. Gros avantage : ils ne sont à changer qu’une fois par mois.

Certaines femmes ne peuvent utiliser ce contraceptif pour des raisons médicales. C’est le cas des personnes souffrant de diabète, de problèmes de foie ou de circulation sanguine. Mais qu’elles se rassurent, la médecine ne les oublie pas.

Les solutions joker

Voici, la dernière carte sortie de la manche des gynécos : l’implant. Celui-ci demande encore moins de rigueur que les patchs et anneaux. Il n’est à changer que tous les trois ans. Le dispositif est implanté sous la peau de l’avant bras. N’étant pas composé des mêmes hormones que la pilule, il n’a pas les mêmes effets secondaires et peut donc être une solution aux contre-indications. Sophie a choisi cette alternative. Cette étudiante toulousaine n’y voit que des avantages : « C’est génial, je n’ai plus de règle et pas besoin d’y penser chaque jour ! »

L’implant n’est pourtant pas l’idéal pour toutes. « Certaines femmes vivent l’absence de menstruation comme une remise en question de leur féminité », explique Françoise Bigaud-Tardy. De plus, l’implant peut engendrer des saignements faibles mais permanents.

Reste le stérilet. Il agit localement en empêchant de manière mécanique la nidation. Il n’y a ainsi pas d’apport d’hormones artificielles et donc pas d’effets secondaires. Cependant, son efficacité n’est pas optimale, c’est pourquoi il est rarement utilisé chez les jeunes femmes.

Les possibilités de contraception sont multiples. Mais aucune de celles citées précédemment ne protège des maladies et infections sexuellement transmissibles. Alors pour les petites ou grandes aventures rien de mieux que le bon vieux préservatif masculin ou féminin. Allez, vous pouvez choisir la taille et le parfum. Tout n’est pas perdu !

Texte d’Oriane Verdier et photo de Gael Cérez

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