Système D : Et l’objet fut imprimé

Posted on décembre 5, 2012

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Artilect, le LABoratoire de FABrication de Toulouse (FabLab) ouvert à tous les bricoleurs, possède en ce moment six imprimantes 3D. Cette technologie permet d’imprimer des petits objets en trois dimensions préalablement conçus sur un logiciel. Le concept se veut accessible à tous. Certains y voient une troisième révolution industrielle, d’autres, le moyen de produire de manière collective.

Jean-François et Viviane, ingénieurs, ne sont pas des habitués du FabLab de Toulouse. Ils espèrent pouvoir utiliser, ce soir, l’une des imprimantes 3D du laboratoire. « Je suis bénévole pour l’association Planète Sciences. Je suis en train de réaliser une mini-réplique de Curiosity, le robot envoyé sur Mars, pour faire un atelier avec des enfants, raconte Viviane. Je n’ai pas réussi à mettre la main sur des roues qui me permettraient de faire avancer mon bolide. J’espère pouvoir les imprimer ! »

Cette technologie est vieille de 30 ans. Elle est déjà beaucoup utilisée dans l’industrie, mais tend à se démocratiser. Le principe : imaginez une imprimante traditionnelle, qui n’imprime pas qu’une couche d’encre sur du papier, mais qui additionne des couches de plastique les unes sur les autres, jusqu’à donner un objet en trois dimensions.

Une nouvelle révolution industrielle ?

« Sur Internet, on trouve énormément de littérature sur le sujet, explique Hugo informaticien-électronicien. On peut facilement construire une imprimante 3D soi-même à partir de modèles gratuits. Je suis convaincu que c’est à la portée de beaucoup de monde, tant qu’on est prêt à passer beaucoup de temps dessus ». Lui vient de terminer sa troisième imprimante. Il a rejoint le FabLab depuis quelques mois : « C’est marrant de montrer ce qu’on fait, d’échanger avec les autres ».

Les imprimantes, à confectionner soi-même, reviennent à 400 euros pour les premiers prix mais il faut en compter plus de 1000 pour une machine de qualité.

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Va-t-elle révolutionner notre quotidien ? Pas si sûr. « Ce n’est pas encore une révolution industrielle : le niveau de précision est bas, les matériaux sont pauvres. Et la modélisation d’un objet sur un logiciel de 3D n’est pas donnée

à tout le monde », souligne Jean-François. Pour Nicolas Lassabe, co-fondateur d’Artilect, l’intérêt de cette machine réside avant tout dans « la possibilitéde produire de manière collective ».

Texte et photos de Armelle Camelin

Artilect, le FabLab de Toulouse est ouvert à tous les bricoleurs. Pour plus d’information : http://www.artilect.fr

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