Les bonheurs de Sophie

Posted on janvier 16, 2013

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Après plus de 500 représentations dans l’ensemble de l’Hexagone, le succès planétaire Mamma Mia ! débarque à Toulouse du 18 au 23 janvier 2013. Sophie Delmas tient le rôle principal de la comédie musicale. Nous l’avons rencontrée.

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Mamma Mia ! fait escale à Toulouse, la ville où vous avez grandit. Quel effet ça fait ?

C’est particulier. Je sais que mes amis d’enfance et ma mère vont venir me voir. C’est à la fois un peu de pression mais également un petit « plus ». C’est ce genre de choses qui édulcore ma montée sur scène.

Très jeune, vous quittez Toulouse pour la vie parisienne. Aujourd’hui, vous obtenez le premier rôle d’une comédie musicale forte de 50 millions de spectateurs dans 40 pays. Comment on en arrive là ?

A 17 ans quand j’ai quitté Toulouse, j’ai intégré une école de spectacle à Paris et puis a commencé pour moi le parcours du galérien. On ne m’a jamais fait de cadeaux. Je suis allée de piano bar en piano bar, d’orchestres en orchestres. J’ai fait de l’événementiel et j’ai commencé à me faire connaître dans la capitale.

C’est au fil des rencontres que j’en suis arrivée là. En l’an 2000, le spectacle est entré dans ma vie. Aujourd’hui je le sais, c’est précisément ça que j’aime faire. Après 6 spectacles auxquels j’ai participé, Mamma Mia ! c’est mon premier premier rôle. C’est le fruit d’une maturité.

La comédie musicale est donc un choix ? Pourquoi ne pas avoir tenté une carrière solo ?

Je fait partie de ses artistes dits polyvalents. Je suis un peu caméléon. Je n’ai jamais eu le sentiment que l’on m’attendait quelque part. En 1997, j’ai sorti un single qui passait sur toutes les ondes. Au même moment, Lara Fabian se faisait connaître avec son premier titre « Tout ». On a exactement le même registre elle et moi et pourtant nos destins n’ont pas été les mêmes. Nos équipes étaient différentes. J’ai toujours marché aux coups de cœur et aux opportunités que la vie m’a donnée.

Justement dans Mamma Mia ! la comédie est très importante. On imagine que c’est beaucoup de travail ?

La spectacle en lui-même s’est monté très rapidement : cinq à six semaines. Aujourd’hui, on joue Mamma Mia ! depuis deux ans et demi et la comédie fait effectivement partie intégrante du spectacle. C’est autant d’acting que de chant. C’est une pièce de théâtre à part entière.

Ce qui explique que les textes soient adaptés en français…

Exactement. On joue tout autant que l’on chante, cela n’aurait pas de sens qu’on le fasse dans deux langues différentes. Mais c’est ce qui fait le succès du spectacle, les gens sont conquis et ce notamment grâce à un travail d’orfèvre pour chaque texte.

Après 580 représentations et bientôt le retour à Toulouse, qu’est ce qui vous rend la plus fière ?

Je suis fière de toute la troupe et fière de n’être jamais lassée. Chaque soir est une nouvelle première. Il reste encore de nombreuses représentations mais on sent bien qu’on est plus vers la fin que le début. Je vais bientôt être très nostalgique. Je ne suis pas pressée que ça s’arrête !

Certains vous considèrent comme un « dinosaure » de la comédie musicale. Que leur répondez-vous ?

A 42 ans, j’ai acquis la maturité nécessaire pour endosser un rôle comme ça. Pour moi, mon âge et toutes ces années, c’est un luxe. Ce que je vis, c’est du bonheur.

Propos recueillis par Anne-Sophie Bernadi

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