Et que ça Bounce !!!

Posted on juin 29, 2013

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To Bounce, en anglais signifie rebondir. Mais Bounce !!! , c’est aussi le nom d’un DJ Toulousain qui se produit ce soir à Garorock. Diselo vous livre un portrait de ce jeune musicien attachant, quelques minutes avant son saut dans le grand bain.

Interviewer Bounce !!!, c’est s’exposer à une avalanche de termes compliqués. C’est aussi faire la rencontre, en toute simplicité, d’un musicien chaleureux. La trentaine riante, lunettes de soleils vissées sur le crane et sweat bleu électrique griffé « Bounce », Nicolas, de son vrai prénom, est du genre à vous taper la bise sur les deux joues. Il a le tutoiement facile, et au fond, on veut bien le suivre sur ce terrain-là. A quelques heures de son passage sur la grande scène du trec, c’est peut-être aussi le trac qui se cache derrière son beau sourire. « J’ai joué sur la place du Capitole devant 10 000 personnes pour la fête de la musique, se défend-il avant de souffler: « C’était un max d’adrénaline ! »

La tournée d’abord !

Si Bounce !!! n’a pas encore d’album, il n’en est pas pour autant à son coup d’essai. La musique, il en fait depuis 20 ans. L’électronique, il s’y est intéressé à partir de de 98. « Je suis passé par tous les courants de la musique électronique », précise-t-il, « du drum and bass à l ‘électro en passant par le dubstep, j’ai inclus les courants qui émergeaient dans la musique que je faisais ». Ce soir, sur la scène de Garorock, il étrennera son nouveau show. Ce dernier devra être rodé en septembre, avant le début d’une tournée en France et à l’étranger.  «  l’avantage, de mes multiples influences, c’est que tout le monde peut y trouver son compte », estime-t-il avant d’ajouter comme pour lui-même : «  En tout cas, il faudra que ça pulse ! ».

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A priori, pulser, c’est plutôt quelque chose dont Bounce !!! est familier. Côté professionnel, le jeune homme a déjà fait du chemin. En 2005, il a créé le collectif MAD à Toulouse. Ce dernier réunit des équipes d’organisateurs, de DJ et de producteurs de la Ville Rose. La même année, il monte une émission diffusée par la plus grosse radio anglaise consacrée à la musique électronique. « Tous les vendredis je joue pour 1000 à 2000 personnes », plaisante-t-il.

Quant à savoir si sa ville d’origine a plutôt été un handicap ou un tremplin, il répond malicieusement : « Les deux ! C’est compliqué pour ceux qui n’ont pas la foi, mais quand comme moi, la musique te dévore, tu trouves fatalement un  moyen de te faire remarquer. Après Paris, Toulouse reste la capitale de la Bass music .»

Propos recueillis par Camille André

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