Il est 8 heures, Garo s’endort.

Posted on juillet 1, 2013

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Les derniers fêtards ont fini par se glisser dans leurs duvets. Les guitaristes amateurs se sont tus. Le bruit lointain de Garoclub s’est évanoui avec les premières lueurs de l’aube. A 8 heures du matin, le camping de Garorock montre un nouveau visage. 

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« Je trouve pas ma tente ! » Cette rengaine post-festival, quiconque a déjà passé une nuit en camping l’a entendue. Ce grand blond dégingandé a visiblement erré longtemps avant de demander conseil à la sécurité. Entouré de deux hommes aux gilets jaune fluo, ils repartent en quête de la toile disparue.

L’aube révèle un nombre incalculable de tentes multicolores. Elles ont poussé comme des champignons, recouvrent presque tout l’espace disponible sur le camping et donnent pourtant l’impression de se monter les unes sur les autres. Une multitude d’objets s’étale entre les toiles. Sacs poubelles, cannettes de bières, chaussures, chapeau, restes de dîners… Pour l’écologie, on repassera dimanche !

Autour des toilettes, c’est encore un peu l’effervescence. Les lève-tôt côtoient les couche-tard et ceux qui sortent de leur toile pour remplir une bouteille d’eau, encore parfumée par la vodka de la veille. Par moment, un « APEROOO » strident fait sursauter le camping. A l’autre bout, une chorale improvisée radote les Cramberies. Certains ont renoncé à dormir. Entre les rares festivaliers qui petit-déjeunent, c’est à la bonne franquette : « T’es toute seule ? T’es potes sont pas réveillés ? Mais viens avec nous, on a encore de la sangria ! ». Un type à capuche s’approche, sourire jusqu’aux oreilles : « Ca vous dit des trips ? J’ai des champottes ! ». Il titube, plaisante, marchande. Les campeurs refusent poliment. Le type repart, pas vexé : « Bon bah, bonne nuit les gars ! » Il est 8 heures, Garo s’endort.

Camille André

Posted in: Reportage