La guerre des jetons

Posted on juillet 1, 2013

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Samedi, l’accès au stand vendant les jetons sur le site de Garorock était devenu presque civilisé. Mais vendredi soir, pour convertir ses euros en monnaie plastique, il fallait jouer des coudes, et même plus. Divers festivaliers témoignent.

Des pogos, des slams, des malaises et des festivaliers collés contre les grilles qui ne pouvaient plus respirer. Ce n’était pas Woodstock. Ce n’était même pas devant un concert. Vendredi soir, la scène qui s’est déroulée aux stands de vente de jetons de Garorock a marqué les esprits.  Dès 19 heures, les caisses ont été prises d’assaut. Tous les festivaliers comptaient faire le plein de jetons pour se ravitailler facilement sur le site. Mais par manque d’organisation, et de civilité, les choses ont légèrement dégénéré.

« On a tenté de faire la queue au début, raconte Natacha Gardrat, mais on s’est retrouvé dans une espèce de foule où tout le monde se marchait dessus. Pour avancer vers les caisses, les gens nous poussaient, on ne pouvait plus respirer ».

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Pas moyen non plus de faire demi-tour, ni de ressortir une fois les précieux jetons obtenus. « Les gens montaient sur le préfabriqué pour se dégager de la foule et ressortir de l’autre côté », s’étonne encore Marine Saron. De son côté, Alexis F, a tenté de sortir de ce piège en humain en slamant. « La foule était assez compacte, ça aurait pu marcher », estime-t-il. Mais le public n’était pas d’humeur.

Pour eux, il s’agit surtout d’un manque de préparation ou d’organisation de la part du festival. « Les bénévoles étaient débordés : on leur tendait notre porte-monnaie à travers les grilles, on leur disait pour combien on voulait de jetons et ils prenaient eux-mêmes l’argent avant de nous donner les jetons. Résultat, pour moi, le compte n’y était pas », grogne Marine Saron.

Pour la plupart des festivaliers, l’étape jetons a traîné en longueur. « On a loupé tout Wax Taylor » regrette Natacha Gadrat. D’autres en revanche ont trouvé la parade. « Cette scène prouve surtout la bêtise des gens », racontent deux festivaliers qui n’ont pas été ennuyés pour l’échange de monnaie : « Il suffisait d’avancer sur le site et d’aller au troisième guichet plutôt qu’aux deux premiers qui étaient noir de monde. Nous on a trouvé l’organisation optimale ».

Camille André

Posted in: Reportage